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Il existe de nombreuses actions à mettre en place pour lutter contre le mal de dos chronique. Et il y a aussi des erreurs qu’il vaut mieux éviter de commettre si on souhaite soulager les douleurs dorsales. Dans cet article, je vous propose de découvrir 8 choses à ne pas faire en cas de mal de dos chronique. Cette liste n’est pas exhaustive bien sûr, mais elle représente un bon début à appliquer. Trèves de bavardages, rentrons tout de suite dans le vif du sujet.

1. Rester assis pendant des heures

Depuis plusieurs décennies, on assiste à une véritable sédentarisation de la population. On reste de plus en plus en position assise. Cela entraîne inévitablement une cascade de dysfonctionnements dans le corps, à commencer par une modification de notre posture. On observe d’ailleurs souvent les mêmes caractéristiques : un dos plus voûté, un enroulement excessif des épaules et une migration de la tête vers l’avant.

Le problème, c’est que la position assise occupe une grande place dans notre quotidien. Que ce soit dans les transports en commun, au travail ou à la maison… Nous passons tous beaucoup de temps assis. Or, à moyen et long terme, c’est néfaste pour l’ensemble de notre corps.

Le fait de rester immobile dans cette position va modifier profondément notre musculature, et par conséquent notre façon de bouger. Certains muscles vont être inhibés, ce qui va en obliger d’autres à travailler deux fois plus pour compenser. À force, ces modifications vont finir par créer des déséquilibres musculaires et entrainer une perte de notre gainage postural.

Cela a aussi une incidence sur les disques intervertébraux : ils subissent plus de pressions et sont généralement plus compressés d’un coté que d’un autre. De ce fait, ils se déforment, ne retrouvent pas forcément leur allure d’origine et s’usent donc prématurément. Il est donc plus qu’important de ne pas rester statique ou figé dans une position trop longtemps durant la journée. Votre colonne et tout votre corps détestent ça.

On peut aussi agir consciemment sur notre posture en appliquant des choses simples. Par exemple, en évitant de s’avachir constamment ou en s’auto-grandissant (meilleure activation des muscles abdominaux profonds). Essayez de mobiliser souvent vos articulations, bouger et marcher afin de redonner une certaine élasticité à vos disques. N’hésitez pas non plus à vous auto-masser régulièrement. Cela permet d’éliminer les tensions qui s’accumulent et de faciliter la circulation sanguine.

2. Soulever des objets lourds

Soulever des charges lourdes est une situation à risque pour votre dos. Clairement, si vous ne savez pas comment vous y prendre, votre rachis a beaucoup plus de chances de souffrir. Par exemple, porter des sacs de courses trop remplis peut être dangereux si vous êtes déjà sensibles du bas du dos.

Dans ce genre de situation, vous devez vraiment faire attention à votre posture, et ne pas hésiter à vous faire aider si le poids est trop important pour vous.

Mais si vous n’avez pas le choix, veillez à bien :

  • basculer les fesses en arrière pour engager les muscles des hanches
  • garder une position neutre de la colonne vertébrale
  • aspirer le nombril et rentrer le ventre pour engager les muscles profonds

Une erreur assez courante est de plier le dos (dos rond) en soulevant un objet, plutôt que de plier les jambes et se servir de ses hanches. Malheureusement cette posture place énormément de tension sur l’ensemble de la colonne et vous risquez de vous faire mal. Surtout si l’objet en question est lourd.

Pour diminuer au maximum le risque de vous faire mal, je vous conseille aussi de bien équilibrer tout ce que vous devez porter. En clair, évitez d’avoir un sac très lourd dans une main et un très léger dans l’autre.

3. Être inactif

« En cas de mal de dos chronique, le meilleur traitement c’est le mouvement ».

Vous l’avez certainement entendu quelque part, que ce soit à la télévision, à la radio ou dans les journaux. Et à juste titre. Tout notre corps est fait pour être en mouvement.

D’ailleurs, tout le monde connaît les bienfaits d’une activité physique régulière et équilibrée. Bouger est bon pour vous. Mais pourtant, trop peu de personnes mettent en application ce genre de conseil. Parmi tous les effets positifs (prouvés par la science) que procure l’activité physique, on note :

  • un meilleur fonctionnement articulaire (moins de douleurs)
  • un meilleur fonctionnement hormonal (moins de graisse, plus de muscle)
  • un système immunitaire plus résistant (moins de risque de tomber malade)
  • un ralentissement du vieillissement

Seulement voilà. Peut être qu’aujourd’hui vous ne trouvez pas le temps nécessaire dans votre journée pour faire du sport. Ou bien peut être que vous manquez d’énergie et que votre entourage ne vous encourage pas forcément à bouger plus, à passer à l’action.

Si vous avez encore du mal à trouver la motivation et l’envie de faire du sport, d’aller marcher 30 minutes ou de bouger plus tout simplement, ce n’est pas forcément de votre faute.

Mais soyons clair : réussir à vaincre le mal de dos chronique passe par un changement de nos habitudes de vie. Et je sais bien que certaines ont la peau dure. Pourtant, c’est en passant par là que je suis personnellement arrivé à éradiquer mes problèmes de dos, et que vous pouvez faire la même chose ! Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de tout cet article, c’est certainement celle-ci. Restez actif !

Ceux et celles qui souffrent de douleurs chroniques et qui souhaitent passer à l’action rapidement trouveront des solutions en cliquant sur le lien juste ici.

4. Fumer

Maintenant que je vous ai expliqué l’importance de bouger au quotidien, je vais vous montrer l’importance d’entretenir une bonne hygiène de vie globale. Et cela passe avant tout par le fait de chasser certaines mauvaises habitudes. Ici, je veux parler de la cigarette.

Selon une étude récente, le fait de fumer pourrait augmenter le risque de souffrir du mal de dos chronique. Les chercheurs à l’origine de cette étude ont montré que le tabac activait certaines zones du cerveau associées à la douleur.

Ils expliquent de manière précise qu’il y a des connexions très fortes dans le cerveau des fumeurs entre addiction au tabac et douleur. En clair, un fumeur régulier est beaucoup plus sensible à la douleur.

La bonne nouvelle c’est qu’il est tout à fait possible de minimiser l’importance de ces connexions en arrêtant de fumer volontairement et sans médicaments. Comment ? En travaillant sur son propre comportement.

Les chercheurs ont constaté qu’en cas d’arrêt volontaire du tabac, la sensibilité aux douleurs chroniques chutait de manière spectaculaire. Donc si vous êtes un gros fumeur et que vous souffrez d’un mal de dos chronique, peut être que c’est le bon moment pour dire stop à la cigarette !

5. Être négatif

Peut être qu’en ce moment vous souffrez du dos, vous ne pouvez pas bouger comme vous le désirez et cela vous démotive. Rien ne vous ferait plus plaisir que reprendre vos activités favorites sans ressentir la moindre douleur. Sauf qu’aujourd’hui, vous en êtes incapable.

Vous sentez que vous avez perdu le contrôle. Petit à petit, vous avez développé de mauvaises habitudes de vie qui font que vos douleurs se manifestent très régulièrement.

Cela vous a conduit à redouter littéralement certaines situations banales de la vie quotidienne telles que se pencher en avant, faire ses lacets, rester assis ou debout plus de 30 minutes ou porter un enfant…

Du coup, vous êtes souvent négatif. Votre peur d’avoir mal et votre appréhension des douleurs vous bloquent complètement. Elles sont le résultat de nombreuses années de souffrance.

Je vous comprends. Moi-même je suis passé par là. Mais, sachez qu’un changement d’état d’esprit est primordial pour contrer votre mal de dos chronique.

Une technique simple et naturelle qui a marché sur moi est d’adopter une attitude positive face à la douleur. Vous devez apprendre à lâcher prise. Vouloir anticiper chaque situation potentiellement douloureuse va vous mettre dans un état de stress permanent et générer encore plus de douleurs.

Je ne vous cache pas que c’est un travail à faire sur soi, qui demande de sortir de sa zone de confort. Mais c’est dans les moments de trouble que l’on apprend le plus sur nous-mêmes. Même si c’est dur, même si les résultats paraissent longs à arriver, félicitez-vous de ne pas baisser les bras. Encouragez-vous pour chaque petite victoire. Le fait d’être positif a une action puissante sur votre pouvoir de guérison.

En somme, l’essentiel est de réussir à modifier sa façon de voir les choses. Vous ne devez pas laisser les images ou les pensées négatives polluer votre esprit. Sans quoi, il sera plus difficile de surmonter cette épreuve et de vaincre durablement vos douleurs chroniques.

6. Chercher un remède miracle contre le mal de dos chronique

Internet est une mine d’or. On y trouve énormément d’informations utiles si l’on sait chercher au bon endroit. Mais c’est aussi une jungle où il est facile de se perdre, où l’on peut y lire tout et son contraire en allant d’une page à une autre.

Je remarque qu’énormément de personnes se sentent perdues et ne savent plus comment soulager leurs douleurs de dos. Malheureusement, beaucoup sont à la recherche de solutions de surface afin d’obtenir un changement immédiat. Il est alors aisé de tomber dans la facilité et de chercher un produit ou un objet magique anti-mal de dos. On devient alors la proie facile de certains sites commerciaux plus ou moins farfelus.

A ce propos, certains vendeurs de rêve n’hésitent pas à proposer des objets plus ou moins loufoques pour guérir du mal de dos. De l’électrostimulateur dernier cri, au t-shirt correcteur de posture, en passant par le décompresseur vertébral, tout y passe. Mais au risque de vous décevoir, toutes ces « solutions miracles » ne résoudront pas véritablement votre problème de dos.

Vous avez peut-être l’impression que je radote, et pourtant je vais le répéter encore : le remède miracle n’existe pas ! Il n’y a pas de méthode secrète ou d’outil magique anti-mal de dos ! Changer prend du temps et il faut l’accepter. Surtout si pendant des années, des mauvais choix ou des mauvaises habitudes ont perturbé l’organisme en profondeur.

D’une part, il sera beaucoup plus rentable pour vous d’entretenir tous les jours un minimum d’activité physique, que de payer un objet farfelu trouvé au prix fort sur le net. Consacrez un peu de votre temps à réaliser des exercices pour développer de façon durable de la mobilité, de la stabilité et de la force autour de la colonne vertébrale.

D’autre part, il faudra être régulier et progressif si vous voulez en finir avec vos douleurs chroniques. Au fond, je pense que vouloir aller trop vite et ne rien changer sur soi-même est une erreur. Vous êtes au coeur du changement. Lisez, discutez, apprenez et mettez en application vos nouvelles connaissances. Vous devez penser et bouger différemment.

mal de dos chronique citation

7. Focaliser son attention sur son mal de dos

Vous l’avez sans doute remarqué, nos émotions influencent grandement le déclenchement de nos douleurs et de nos mauvaises postures. C’est pour cela que beaucoup de nos actions de la vie de tous les jours génèrent des tensions, des spasmes ou des douleurs. Le stress, nos préoccupations, des pensées négatives entrainent une forme de repli sur soi.

A ce propos, il n’y a rien de plus anxiogène que d’écouter et de parler sans arrêt du mal de dos. Clairement, le fait de focaliser son attention à longueur de journée sur ses symptômes n’aide pas. Au contraire, c’est le meilleur moyen d’entretenir la douleur et de la rendre chronique.

D’ailleurs, écouter les horribles histoires de mal de dos des autres est aussi à éviter. Vous en avez déjà certainement fait l’expérience. Une personne proche vous raconte que son Oncle a du subir 3 interventions et 5 infiltrations à cause de son dos, et que malgré tout, la douleur n’est pas partie…

Ce genre de discours que l’on entend dans une salle d’attente ou chez un ami ne fera qu’accentuer vos peurs. Arrêtez d’écouter ce genre d’histoires. Heureusement, la très grande majorité des douleurs de dos peuvent être traitées efficacement sans avoir recours à la chirurgie. Mais retenez que notre langage et la façon dont nous parlons conditionnent nos émotions.

Il est très fréquent d’écouter un message négatif, un discours de colère, d’anxiété pour en ressentir finalement les effets sur nous-mêmes. Inconsciemment, une personne peut vous transmettre ses peurs, son anxiété, et cela aura une influence négative sur vous. Il est donc très important de rester vigilant aux messages que l’on écoute.

Ne gaspillez pas votre énergie. Ne polluez pas votre esprit avec les histoires anxiogènes des autres. Quand on est malade ou qu’on souffre de quelque chose, on a naturellement tendance à être plein de négativité. La dernière chose dont on a besoin est de rester entouré de personnes qui se plaignent ou qui nous angoissent encore plus.

8. Chercher une cause précise sur les examens d’imagerie médicale

Quand on ne comprend pas l’origine de nos douleurs, on compte beaucoup sur le résultat de ces examens (IRM, scanner, radiographies) pour nous expliquer enfin quelle est LA cause de ce maudit mal de dos chronique.

Mais en réalité, ce n’est pas si simple.

Effectivement, les examens d’imagerie médicale donnent des informations sur la structure du corps, mais ils peuvent aussi vous induire en erreur. Ils peuvent représenter un piège dans lequel il est assez facile de tomber pour beaucoup d’entre nous.

Pourquoi ? Pour 3 raisons simples :

1. Vous pouvez avoir des choses qui semblent anormales sur un IRM ou un scanner ou une radio et ne pas avoir mal. En clair, vos résultats peuvent paraître « anormaux » mais n’expliquent pas avec exactitude et certitude quelle c’est LA cause précise de vos douleurs.

2. Les résultats d’imagerie médicale sont malheureusement très anxiogènes. Ils ont tendance à nous induire en erreur, à focaliser notre attention sur une éventuelle anomalie, alors que bien souvent il n’y rien de grave. Il est très difficile pour un médecin de parvenir à faire un lien direct entre les images et vos douleurs. On va vous dire que vous avez mal à cause de votre dégénérescence discale ou à cause de votre arthrose, alors que ce n’est pas forcément le cas. La majorité des « anomalies » observées par le radiologue sur un scanner, une radiographie ou une IRM sont banales, et dues au vieillissement normal de votre dos.

3. Il n’y a pas de cause anatomique précise dans 90% des cas sur les imageries : ce qui veut dire que pour la majorité des personnes qui souffrent du dos, on n’arrive pas à trouver sur les images une cause exacte qui explique les douleurs.

En plus de ça, à l’annonce des résultats, on est souvent anxieux et désorienté… On ressort avec plus de questions qu’à l’arrivée. Normal ! Quoi de plus angoissant que d’entendre de la part d’un médecin que l’on a de l’arthrose, des disques usés ou une dégénérescence discale… ça fait peur !

Si je vous parle de ça, c’est parce que je suis moi même passé par là. J’ai tout simplement été anéanti d’apprendre que mon dos était « usé » et victime de hernies. A la sortie j’étais sous le choc, rempli de doutes et encore plus angoissé qu’à mon arrivée. Au final, mes douleurs étaient pires qu’avant de passer cet examen IRM.

Alors c’est vrai que dans certains cas, moins courants, il est possible de trouver une cause anatomique précise qui permettra d’identifier une pathologie grave (comme un cancer, une fracture, une infection ou un tassement vertébral). Mis à part cela, les résultats d’imagerie ne pourront pas véritablement expliquer vos douleurs.

En vérité, le corps est un ensemble assez complexe. Et il y a certaines choses qu’une image n’expliquera jamais. Certains déséquilibres ou dysfonctionnements « cachés » (ou invisibles) peuvent avoir des répercussions sur notre colonne vertébrale. Ce sont souvent des choses auxquelles on ne pense pas à première vue, mais qui peuvent générer des douleurs. Je pense à :

  • Un déséquilibre viscéral : trouble de la flore intestinale, colon, estomac, pancréas, foie… Tous ces organes ont un lien étroit avec la colonne vertébrale. Parfois un dysfonctionnement des viscères peut entrainer un trouble à distance comme une douleur cervicale, thoracique ou lombaire. Par exemple, on sait que le syndrome du colon irritable peut générer des douleurs dans le bas du dos.
  • Une mauvaise respiration : mal respirer peut engendrer des problèmes de circulation sanguine, des troubles digestifs, une mauvaise stabilité de la colonne vertébrale et encore d’autres problèmes sur le corps tout entier. En respirant de manière brève et superficielle avec le haut de la cage thoracique, le corps est privé de tous les bienfaits normalement délivrés par une bonne expansion du diaphragme.
  • Des déséquilibres musculaires
  • Un stress chronique : j’en parle un petit peu plus dans cet article

Il est donc très difficile de faire un lien entre vos douleurs de dos, et ce que l’on voit sur les examens d’imagerie médicale. On trouvera toujours des anomalies si on observe un rachis à la loupe. Mais une colonne sans aucun défaut, comme dans les livres d’anatomie, n’existe malheureusement pas dans la vraie vie.

Ma conclusion est que vous devez être capable de garder de la distance par rapport à tous ces résultats. Même si on vous trouve des lésions au niveau des disques ou de l’arthrose lombaire. Votre dos n’est pas malade ! Il est juste normal. Vous ne devez surtout pas laisser la peur et les angoisses prendre le dessus. C’est la pire chose à faire en cas de mal de dos chronique.

J’en ai maintenant terminé avec cet article. J’espère qu’il vous aura apporté des éléments de réflexion. N’hésitez pas à partager vos retours dans les commentaires. Quant à moi je vous dis à très vite ! Et si vous voulez me suivre, vous pouvez toujours me retrouver sur mon compte Instagram.

Prenez soin de vous, prenez soin de votre dos.

Simon

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