Si vous êtes arrivé(e) sur cet article, c’est probablement parce que vous cherchez des informations sur le pincement discal. Peut-être avez-vous ressenti des douleurs au dos, des raideurs, ou encore des fourmillements qui vous inquiètent. Pas de panique, vous êtes au bon endroit ! Aujourd’hui, on va explorer ensemble ce qu’est un pincement discal, pourquoi il survient, comment le reconnaître, et surtout, quelles sont les solutions pour retrouver un dos en pleine santé.
Qu’est-ce qu’un pincement discal ?
Pour comprendre ce qu’est un pincement discal, il faut d’abord s’intéresser à la structure de la colonne vertébrale. Celle-ci est constituée de vertèbres empilées les unes sur les autres. Entre chaque vertèbre se trouve un disque intervertébral, une sorte de coussin amortisseur qui permet de préserver la souplesse et la mobilité de la colonne tout en absorbant les chocs.
Un pincement discal correspond à une réduction anormale de l’épaisseur d’un ou plusieurs disques intervertébraux. Imaginez que votre disque, qui devrait normalement ressembler à une éponge bien gorgée d’eau, commence à s’assécher et à s’aplatir. Cette diminution de hauteur peut parfois entraîner des douleurs et des inconforts.

Les causes principales du pincement discal
Vous vous demandez sûrement : « Mais pourquoi ça m’arrive à moi ? » Voici quelques raisons qui pourraient expliquer cette condition :
- Le temps qui passe
Avec l’âge, nos disques perdent leur contenu en eau et deviennent plus fragiles. Ce phénomène naturel, qu’on appelle dégénérescence discale, est un peu comme le vieillissement de la peau : inévitable, mais on peut en atténuer les effets. - Les mauvaises habitudes du quotidien
La sédentarité, le manque d’activité physique régulière, et le fait de rester assis pendant de longues périodes peuvent avoir des effets délétères sur votre dos. - Le surpoids : Ce n’est pas seulement une question de poids qui pèse sur vos disques. Le surpoids agit aussi comme un déclencheur silencieux d’une inflammation chronique dans votre corps. Comment ça fonctionne ? Les tissus adipeux, surtout ceux accumulés autour de l’abdomen, libèrent des molécules inflammatoires – des petites substances comme les cytokines – qui circulent dans votre sang. Et ces molécules ne se contentent pas d’en rester là : elles peuvent s’attaquer aux articulations et aux disques, accélérant leur détérioration. C’est un cercle vicieux dont on ne se rend pas toujours compte.
- Un petit coup de la génétique
Parfois, c’est simplement dans vos gènes. Si d’autres membres de votre famille ont souffert de ce problème, vous pourriez y être plus vulnérable.
Quels sont les symptômes ?
Vous vous demandez peut-être : « D’accord, mais comment savoir si j’ai un pincement discal ou autre chose ? » Voici les signes qui peuvent indiquer la présence d’un pincement :
- Des douleurs dans le dos. Parfois légères, parfois très intenses, ces douleurs peuvent augmenter lorsque vous bougez.
- Une sensation de raideur. Vous avez l’impression que votre dos est comme « rouillé », surtout après une longue période sans bouger.
- Des douleurs qui descendent dans les jambes. Si un nerf, comme le nerf sciatique, est touché, la douleur peut irradier dans les jambes.
- Fourmillements ou engourdissements : là encore, ces sensations un peu étranges peuvent apparaître dans les membres inférieurs.
- Perte de force : dans les cas les plus sévères, il peut y avoir une diminution de la force musculaire.
Cependant, le pincement discal n’est pas forcément symptomatique. Beaucoup de personnes peuvent avoir cette condition sans ressentir de douleurs ; en fait, certains pincements discaux sont même souvent découverts lors de radiographies ou d’autres examens réalisés pour d’autres raisons, ou à la recherche d’autres problèmes de santé.
Comment diagnostiquer un pincement discal ?
Si vous suspectez un pincement discal, la première étape est de consulter un professionnel de santé. Voici comment se déroule le diagnostic :
- Examen clinique : le médecin vous posera des questions sur vos symptômes, leur fréquence et leur intensité.
- Examen physique : il vérifiera votre mobilité, vos réflexes et détectera éventuellement des signes de compression nerveuse.
- Imagerie médicale : une radiographie, une IRM ou un scanner permettra de visualiser l’état de vos disques et de confirmer ou non le diagnostic.
Pincement discal ou hernie discale : quelle est la différence ?
Pas toujours facile de distinguer ces deux affections… Pourtant, elles sont bien différentes :
- Un pincement discal correspond à une diminution de l’épaisseur du disque. C’est un disque qui s’use, s’aplatit, mais reste globalement en place.
- Une hernie discale, quant à elle, survient lorsque le disque sort de sa position normale. Une partie de son contenu interne déborde, ce qui peut potentiellement entraîner une pression sur les nerfs environnants.
Comment savoir lequel vous concerne ? Encore une fois, votre médecin ou kinésithérapeute pourra poser un diagnostic grâce à un examen clinique et, si besoin, une imagerie médicale comme une IRM.
Les traitements disponibles
Bien qu’il n’existe pas de traitement permettant de « réparer » directement un disque pincé, plusieurs approches peuvent soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie.
1. Maintenir une activité physique et faire du renforcement musculaire
Maintenir une activité physique aide à réduire les douleurs et à prévenir les raideurs articulaires. Le renforcement musculaire, notamment des muscles profonds et du dos, stabilise la colonne et favorise une meilleure tolérance à l’effort.
Évidemment, il est essentiel de suivre un programme d’exercices progressif et d’éviter les exercices qui exacerbent la douleur.
Je vous montre un peu plus bas quelques exemples d’exercices simples à pratiquer depuis chez vous pour renforcer votre dos, améliorer votre mobilité et apaiser les tensions liées au pincement discal. Ces mouvements, faciles à intégrer dans votre quotidien, peuvent vraiment faire une différence dans votre confort et votre bien-être général.
2. Pratiquer des automassages
Les auto-massages représentent une méthode simple et efficace pour soulager les tensions musculaires liées à un pincement discal. Voici quelques outils que vous pouvez utiliser pour les réaliser :
- Le rouleau de massage (foam roller) pour les muscles du dos :
- Allongez-vous sur le dos, les genoux fléchis et les pieds à plat sur le sol.
- Placez le rouleau sous votre colonne vertébrale, au niveau des lombaires.
- Roulez lentement d’avant en arrière, en ajustant la pression selon votre confort. Vous pouvez également faire des mouvements de va-et-vient, en explorant toutes les zones tendues.
- La balle de massage pour les points de tension :
- Utilisez une balle de tennis ou de massage et placez-la contre un mur ou sur le sol.
- Positionnez la balle sur un point de tension, comme le bas du dos ou les fessiers, et appliquez une pression douce contre elle.
- Faites des mouvements circulaires et lents, en ajustant la pression pour relâcher les muscles tendus.
- Vous pouvez aussi vous allonger sur la balle et rester sans bouger pour un relâchement plus profond. Pensez à bien respirer avec le ventre.
- La canne de massage pour les muscles difficiles d’accès :
- Utilisez la canne de massage pour cibler les zones du dos plus inaccessibles, notamment le cou, le haut du dos et l’arrière des épaules.
- Tenez la canne fermement et massez les muscles en effectuant de petits mouvements circulaires, en faisant attention à ne pas toucher directement les vertèbres.
- La canne permet d’appliquer une pression adaptée, idéale pour relâcher les tensions au niveau des muscles profonds du dos.
3. Gérer la douleur naturellement
La douleur liée au pincement discal peut être difficile à supporter, mais il existe plusieurs solutions naturelles pour vous soulager. Voyons ensemble ce vous pouvez utiliser pour calmer vos douleurs et retrouver un peu de confort au quotidien.
Les huiles essentielles pour un soulagement naturel
Les huiles essentielles sont de véritables alliées pour apaiser les douleurs musculaires et articulaires. Voici quelques-unes que vous pouvez utiliser en toute sécurité :
- Huile essentielle de lavande vraie : elle est relaxante et aide à réduire l’inflammation. Vous pouvez la diffuser ou l’appliquer diluée sur la zone douloureuse.
- Huile essentielle de gaulthérie : particulièrement efficace pour les douleurs articulaires et musculaires, elle possède des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. Appliquez-la en massage local sur la zone concernée, en la diluant dans une huile végétale.
- Huile essentielle de menthe poivrée : rafraîchissante et légèrement anesthésiante, elle est parfaite pour un effet immédiat de soulagement. Appliquez une petite quantité diluée et massez délicatement.
Voici comment utiliser ces huiles essentielles efficacement + quelques précautions à garder à l’esprit :
- Massage local :
Diluez 2 à 3 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie, lavande ou menthe poivrée dans 10 gouttes d’huile végétale (par exemple huile de coco). Massez délicatement la zone douloureuse en effectuant des mouvements circulaires. - Précautions :
- Ne jamais utiliser d’huiles essentielles pures sur la peau. Toujours les diluer dans une huile végétale.
- Faites un test de tolérance sur une petite zone de peau avant d’appliquer le mélange.
- Ne pas utiliser d’huiles essentielles pendant la grossesse ou sur des plaies ouvertes.
Les compléments alimentaires pour un soutien supplémentaire
Certains compléments alimentaires peuvent être très efficaces pour soutenir la santé de votre dos et réduire l’inflammation.
- La curcumine : issue du curcuma, c’est un puissant anti-inflammatoire naturel. Elle aide à réduire l’inflammation dans le corps et à soulager les douleurs.
- L’harpagophytum : aussi appelé « griffe du diable », ce complément est reconnu pour ses effets bénéfiques sur les douleurs lombaires et les problématiques articulaires.
- Le collagène : il soutient la santé des articulations et des disques intervertébraux, ce qui peut être particulièrement utile en cas de pincement discal.
Exercices simples à faire chez soi en cas de pincement discal
En cas de pincement discal, certains exercices doux peuvent être réalisés à domicile pour soulager les tensions, améliorer la mobilité de la colonne vertébrale, et renforcer progressivement les muscles stabilisateurs. Voici quelques mouvements simples et accessibles :
1. Dos rond / dos creux (ou « cat-camel »)

- Position : À quatre pattes, les mains sous les épaules et les genoux sous les hanches (possibilité d’utiliser une bande élastique pour mieux ressentir le mouvement).
- Exécution :
- Inspirez en creusant le dos, en levant la tête et en bombant le torse vers le sol.
- Expirez en arrondissant le dos, en rentrant le menton et en aspirant le nombril vers la colonne.
- Répétez lentement, sans forcer, en trouvant l’amplitude qui vous convient.
2. Exercice de la prière

- Position : Toujours à quatre pattes.
- Exécution :
- Expirez en amenant les fesses vers les talons, tout en gardant les mains et les bras tendus devant vous.
- Inspirez en revenant doucement à la position initiale.
- Bienfaits : Étire les muscles du bas du dos (lombaires) et relâche les tensions.
3. Étirement en rotation lombaire

- Position : Allongé sur le dos, genoux pliés et pieds à plat au sol.
- Exécution :
- Laissez un genou tomber doucement vers un côté, en expirant.
- Maintenez cette position quelques secondes, puis revenez au centre en inspirant. Répétez de l’autre côté.
- Pour plus d’intensité, attrapez votre pied avec votre main pour étirer la cuisse de la jambe d’appui.
- Bienfaits : Mobilise en douceur les vertèbres lombaires et étire les chaînes musculaires croisées.
Quelques conseils pour que ça marche vraiment
- Prenez votre temps. Il n’y a aucune médaille à gagner ici, juste un moment pour vous détendre et augmenter votre bien-être.
- Respirez ! Votre respiration est votre meilleur alliée pour exécuter ces exercices.
- Écoutez votre corps : une gêne légère, c’est normal. Une douleur vive ? Stop, arrêtez-vous, ne forcez pas, changez de position et n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé si nécessaire.
Et rappelez-vous : Ces exercices sont un coup de pouce, mais rien ne remplace l’avis d’un professionnel de santé. Si vous avez un doute, un kiné ou un médecin saura vous guider.
Les réponses aux questions fréquentes sur le pincement discal
Est-ce qu’un pincement discal est grave ? Non, un pincement discal n’est généralement pas grave. C’est une affection courante qui touche une grande majorité de personnes à un moment ou un autre de leur vie, souvent sans conséquences majeures. Bien que cela puisse être douloureux, la plupart se résolvent avec des traitements non chirurgicaux comme la kinésithérapie, et des ajustements du mode de vie. Il est important de se rappeler que ce n’est pas une condition qui menace la vie d’une personne et qu’avec des soins appropriés, on peut mener une vie normale et active.
Peut-on guérir d’un pincement discal ? Oui, on peut « guérir » d’un pincement discal, mais il est important de se demander ce que cela signifie vraiment. Est-ce guérir du pincement en lui-même ou des douleurs et gênes qui y sont parfois associées ? Le pincement discal ne cause pas toujours de douleurs. De nombreuses personnes découvrent un pincement lors d’examens faits pour d’autres raisons, sans jamais avoir ressenti de symptômes. Ce n’est donc pas toujours le pincement en soi qu’il faut traiter, mais plutôt les impacts qu’il peut avoir sur votre qualité de vie. Avec des stratégies adaptées, comme des exercices, une bonne hygiène de vie et parfois un suivi médical, les douleurs peuvent diminuer et le quotidien s’améliorer, même si le pincement reste visible à l’imagerie. L’essentiel est de se concentrer sur votre bien-être, plutôt que sur l’évolution stricte de ce qu’on voit à l’IRM.
Comment se soigne un pincement discal ? Le traitement d’un pincement discal consiste souvent à combiner plusieurs approches pour soulager la douleur, améliorer la mobilité et prévenir les récidives.
Dans la majorité des cas, les options non chirurgicales sont privilégiées. Cela peut inclure des séances de rééducation pour renforcer les muscles du dos, de l’activité physique régulière adaptée à votre condition, et l’adoption d’un mode de vie anti-inflammatoire, qui peut comprendre des ajustements alimentaires et une meilleure gestion du stress de manière globale.
Peut-on marcher avec un pincement discal ? Oui, il est possible de marcher avec un pincement discal, bien que cela puisse parfois entraîner des douleurs ou une gêne chez certaines personnes. La marche exerce une charge dynamique et modérée sur la colonne vertébrale, ce qui est généralement bénéfique pour les disques intervertébraux. Si vous ressentez une gêne, il est conseillé de commencer par de courtes distances et d’augmenter progressivement l’intensité.
Quel sport pour le pincement discal ? Les sports à faible impact, comme la natation, la marche ou le yoga, sont souvent recommandés car ils sollicitent le corps en douceur et réduisent les risques de chocs sur la colonne vertébrale. Cependant, l’essentiel est de choisir une activité qui vous motive et que vous prendrez plaisir à pratiquer régulièrement. Peu importe votre âge ou votre niveau actuel, il est toujours temps de commencer. La clé réside dans une reprise progressive pour permettre à votre corps de s’adapter en douceur. Pour un accompagnement sécurisé et personnalisé, n’hésitez pas à faire appel à un kinésithérapeute ou un enseignant APA, qui saura concevoir pour vous un programme adapté à vos capacités et vos objectifs.
Pourquoi a-t-on mal en cas de pincement discal ?
La douleur peut s’expliquer par de nombreux phénomènes. Par exemple, si une racine nerveuse est comprimée, cela peut amplifier les signaux douloureux, parfois jusqu’à provoquer des irradiations comme dans une sciatique. Parfois, le corps peut réagir avec des contractions musculaires de protection qui peuvent déclencher de la douleur. Enfin, des facteurs comme le stress, les croyances négatives sur votre état ou une hypersensibilisation du système nerveux peuvent aussi intensifier la perception de la douleur.
Comment dormir avec un pincement discal ? La meilleure position pour dormir avec un pincement discal est celle dans laquelle vous êtes le plus à l’aise. Dormir sur le dos peut être plus confortable si vous placez un coussin sous vos genoux pour soulager la tension lombaire. Si vous dormez sur le côté, plier légèrement les jambes et mettre un coussin entre les genoux peut détendre les muscles et soulager la douleur. Certains trouvent également du confort en dormant sur le ventre, en repliant légèrement une jambe sur le côté. L’essentiel est d’adopter une position qui vous soulage et vous permette de bien dormir.
Conclusion
En résumé, un pincement discal, même s’il peut être douloureux et handicapant, n’est pas une fatalité. C’est souvent un signe que votre corps a besoin d’un peu plus d’attention et de soin. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses solutions pour soulager vos symptômes, améliorer votre mobilité et éviter que le problème ne se répète. Exercices adaptés, massages, et petits ajustements dans votre quotidien peuvent faire une grande différence. Après tout, votre corps mérite le meilleur, et vous avez tout à gagner à mettre en place de petites actions au quotidien pour préserver sa santé. Alors, à vous de jouer !
Ressources scientifiques :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26666742
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4601766
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2679584
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10585210