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On a diagnostiqué une scoliose à votre enfant, et vous vous sentez un peu désemparé ? Peut être souffrez-vous de douleurs dorsales à l’âge adulte ? Pas de panique. Dans cet article, je vais vous expliquer à quoi correspond véritablement une scoliose. Puis nous verrons quelles sont les options de traitement à votre disposition, et ce que vous allez pouvoir faire pour, à la fois prévenir, et soulager les douleurs de dos. Let’s go !

C’est quoi une scoliose ?

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale débutant le plus souvent durant la croissance. Son évolution est progressive et touche environ 5 fois plus de filles que de garçon. 

On parle de vraie scoliose lorsque la déformation se fait dans les trois plans de l’espace avec une rotation de la vertèbre sur son axe. On parle plutôt d’attitude scoliotique en l’absence de rotation des corps vertébraux.

Voici une illustration :

scoliose illustration

La scoliose apparait souvent lors des premiers signes pubertaires, et elle peut évoluer assez rapidement. Il est donc important de dépister cette déformation durant cette période de croissance de l’enfant.

Grâce à un dépistage assez précoce, on peut prendre en charge les scolioses avec un traitement beaucoup plus léger que la chirurgie. Ce dépistage sert essentiellement à anticiper une situation médicale qui peut poser problème.

Comment la diagnostiquer ?

Un premier test visuel et un examen postural permet de détecter la présence ou non de la scoliose.

En cas de doute, une radiographie du rachis en entier de face et de profil sera prescrite pour confirmer le diagnostic et distinguer le type et la sévérité de la courbure. 

Quelles sont les causes à l’origine de la scoliose ?

Dans 70 à 80% des cas la cause reste inconnue : on parle alors de scoliose idiopathique.

Cependant, il existe divers facteurs qui peuvent influencer le développement de la scoliose structurelle, notamment :

  • Génétique
  • Terrain familial : frère et soeur ou enfant d’une personne scoliotique ont un risque plus élevé (environ sept fois plus fréquent)
  • Croissance
  • Facteurs biomécaniques
  • Anomalie du système nerveux central

Quels sont les symptômes ?

La présence de cette déformation n’est pas obligatoirement douloureuse chez tout le monde. D’ailleurs, il est difficile d’établir une corrélation directe entre scoliose et mal de dos.

Certains patients signalent des douleurs, tandis que d’autres ne présentent aucun symptôme particulier. D’autre part, une augmentation de l’angle de Cobb ne semble pas être en corrélation directe avec une augmentation de la douleur.

Une étude réalisée chez plus de 2400 enfants avec une scoliose a révélé que seulement 23% avaient des douleurs dorsales.

En revanche, il est important de préciser que même si la scoliose n’est pas systématiquement douloureuse, elle augmente tout de même le risque de problèmes secondaires comme :

  • Troubles respiratoires
  • Développement musculaire inégal
  • Proéminence costale
  • Malformation de la paroi thoracique et du dos
  • Asymétrie des épaules et des hanches

Scoliose traitement : différentes options

Observation et surveillance :

Le type de prise en charge dépend en partie de l’angle de formation mesuré sur la radiographie. Généralement en dessous de 20 degré, le patient est surveillé régulièrement pour s’assurer qu’il n’y a pas de progression majeure de cette courbure. 

Une radiographie du rachis en entier de face et de profil est effectuée tous les 6 à 12 mois.

Voici une vidéo explicative :

Port d’un corset :

Dans les cas où la scoliose est bien établie avec un angle allant de 20 à 45 degré, il est possible de mettre un corset afin de ralentir l’évolution, d’améliorer le côté esthétique mais également d’éviter la chirurgie. 

Le corset est toujours essayé en présence du médecin orthopédique afin d’évaluer l’efficacité immédiate de ce traitement. Même si cela reste assez inconfortable, les techniques modernes de fabrication rendent les corsets moins difficiles à porter.

scoliose traitement corset

En revanche, une fois la croissance terminée, le port du corset n’est plus efficace.

En complément de cela, des séances de kinésithérapie sont très souvent indiquées afin de préserver la souplesse du dos et de renforcer la musculature autour du tronc.

Traitement chirurgical :

Si l’angle de déformation est très élevé (plus de 50 degrés), et en présence de fortes douleurs, une intervention chirurgicale peut être envisagée.

L’objectif de cette chirurgie est de stopper la progression de la scoliose, rétablir une courbure normale de la colonne vertébrale et améliorer l’esthétique.

Pour cela, les médecins introduisent des tiges et des vis au niveau de chaque vertèbre. Grâce à cet encrage solide, il est donc possible de remettre la colonne dans une position rectiligne et physiologique.

L’opération est effectuée sous contrôle étroit d’un électrophysiologiste qui veille en permanence à ce que la fonction de la moelle épinière ne soit pas perturbée. 

Cette intervention relativement lourde (durée de 5 heures environ) entraine généralement une période de deux mois de convalescence durant laquelle il faut respecter un certain nombre de règles strictes : ne pas porter de charge lourde, prendre des anti douleurs, faire de la kinésithérapie rééducatrice, ou encore éviter certains sports dangereux.

Bien que la chirurgie permette de stopper de manière fiable la progression de la déformation rachidienne, il n’y a pas de nécessité médicale pour la chirurgie selon la littérature actuelle.

D’autre part, les études réalisées sur l’intérêt de la chirurgie dans le traitement de la scoliose montre qu’il n’y a pas de bénéfice majeur en terme de diminution des douleurs q’un bon programme de rééducation intensif et global : étude 1, étude 2, étude 3.

On arrive maintenant à la fin de cet article. Si quelqu’un de votre entourage a une scoliose et souffre du dos, n’hésitez pas à lui partager ces informations et à laisser un témoignage dans les commentaires juste en dessous.

Prenez soin de vous et de votre dos.

Simon

À lire aussi : Lombalgie : 7 traitements naturels pour se soigner

Références :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4973373/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5198985/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4973373/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3180431/#B30

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